Ainsi les armes des grandes villes alsaciennes comme Strasbourg,
Mulhouse, Ensisheim, Guebwiller, Sélestat, Munster,
Wissembourg associent les seules couleurs rouges et blanc. Mais ces couleurs
sont également celles de la Confédération Helvétique et de la famille des
Habsbourg, originaire d'Alsace et fondatrice de l'empire autrichien.
Plus loin, on trouve le rouge et le blanc associés dans les armoiries du comté
de Nordgau (Alsace du nord), utilisées à partir de 1262 par le Landgrave issu
des comtes de Werd. Le blason rouge et blanc de l’évêque de Strasbourg,
Walther von Geroldseck, deviendra celui de la cité entière lorsqu’elle se
libèrera de la mainmise ecclésiastique. Plus tard, c’est sur l’étendard déployé
"Rot un Wiss" que, chaque année, les bourgeois de la Ville libre impériale de
Strasbourg prêtaient leur serment de fidélité à la Constitution (Schwörtag)
au pied de la cathédrale. Et ce cérémonial dura jusqu'à la Révolution.
C’est encore le drapeau rouge et blanc qui flottait autrefois sur la
plate-forme de la cathédrale pour indiquer la direction des incendies qui
pouvaient se déclarer dans la ville.
Au cours du
Moyen-âge, une bordure rouge sur le blason d'une famille alsacienne indique
sont appartenance à une vaste alliance de seigneurs alsaciens. On trouve par
exemple cette bordure sur le blason des comtes de Dabo, des Ribeaupierre ou de
la famille de Ratsamhausen. Plus tard, il apparaîtra même dans certains dessins de Hansi, notamment ceux qui se rapportent à la visite de Charles X en Basse-Alsace (1828) où, dans les villages pavoisés traversés par le roi, à côté des trois fleurs de Lys, symbole de la royauté, on voit flotter à toutes les maisons, et jusque sur le clocher de l’église, la bannière alsacienne "Rot un Wiss". Et si le blason de Basse-Alsace est rouge et blanc, il en est de même du costume traditionnel alsacien où l’on retrouve associés le rouge et le blanc (avec le gilet rouge porté sur chemise blanche).
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